Cuisine Mauricienne: 15 Plats Traditionnels à Découvrir Absolument

La cuisine mauricienne est le reflet direct de l’histoire de l’île. Des gens venus d’Inde, de Chine, d’Afrique, de France et d’ailleurs ont apporté leurs recettes, leurs épices et leurs techniques. Le résultat: une gastronomie métissée, généreuse, et accessible partout – du marchand ambulant au restaurant gastronomique. Voici 15 plats à goûter.

Street food

1. Dholl puri

Le street food national. Un pain plat à base de farine de blé et de lentilles jaunes, garni de cari de haricots de Lima, de rougaille tomate, de chatini de coriandre et de piment. On le roule et on mange avec les doigts. Quelques roupies au marchand ambulant. Héritage indien, mais tout le monde en mange. Le marché central de Port-Louis est l’endroit pour les meilleurs.

2. Gateau piment

Petites boulettes frites à base de pois cassés, de piment oiseau, de menthe et de coriandre fraîche. Croustillant dehors, moelleux dedans. L’en-cas de 10 heures devant les écoles et les bureaux. Les friteries de Plaine Verte à Port-Louis sont réputées pour ça.

3. Samoussas

Triangles de pâte finement croustillante, farcis de légumes, viande hachée ou poisson. Héritage indien, adopté par toutes les communautés. Le secret est dans la finesse de la pâte et l’assaisonnement (cumin, curcuma, coriandre, piment). On en trouve dans toutes les boulangeries et tous les marchés. À Rose Hill, certaines boutiques familiales en préparent des centaines par jour.

4. Mine frit

Nouilles sautées au wok avec légumes, poulet, crevettes ou tofu, sauce soja et huile de sésame. Héritage sino-mauricien. Partout, tout le temps. Le quartier chinois de Port-Louis pour la version la plus authentique.

5. Bol renversé

Un bol de riz garni de viande sautée, de légumes et d’un œuf frit, le tout nappé de sauce. On retourne le bol sur l’assiette – d’où le nom. Origine chinoise, devenu plat de fusion mauricien. Chaque restaurant a sa version. Le Chinatown de Port-Louis est le bon endroit.

Plats mijotés

6. Rougaille saucisses

Le plat national créole. Saucisses cuites dans une sauce tomate relevée d’oignons, d’ail, de gingembre, de thym et de piment. La rougaille est une base qu’on décline avec du poisson, des œufs, du bœuf salé ou du corned beef, mais la version saucisses est la plus populaire. Plat familial, présent sur toutes les tables. Les petits restos créoles de Mahébourg ou de Chamarel sont les bons endroits.

7. Cari poulet

Le curry mauricien: feuilles de cari fraîches (kaloupile), curcuma, cumin, graines de moutarde, plus un mélange d’épices propre à chaque famille. Le poulet mijote longuement jusqu’à ce qu’il soit tendre et imprégné. Servi avec riz basmati, lentilles (dholl) et chatini. Héritage indien, mais présent dans tous les foyers. Les tables d’hôtes de l’intérieur de l’île sont la meilleure façon de le goûter en version familiale.

8. Vindaye de poisson

Le poisson (thon ou capitaine) est frit puis mariné dans un mélange de moutarde, curcuma, vinaigre, oignons et piment. Le mot « vindaye » vient du portugais vinha d’alhos, passé par les influences indienne et française. Ça se conserve plusieurs jours et se bonifie avec le temps. Froid ou réchauffé, avec du riz et du chatini. Les restos de bord de mer à Trou d’Eau Douce et Flic en Flac le proposent souvent.

9. Biryani

Plat de fête d’origine indo-musulmane. Riz basmati parfumé au safran et à la cardamome, cuit en couches alternées avec de la viande (poulet, agneau ou bœuf), des pommes de terre dorées, des oignons caramélisés, cannelle, clou de girofle, anis étoilé. Ça demande des heures de préparation. Traditionnel aux mariages et aux fêtes religieuses. Les restaurants de Plaine Verte ou Phoenix pour la version la plus traditionnelle.

Pains et galettes

10. Roti

Pain plat indien, cuit sur plaque chaude, souple et légèrement feuilleté. Accompagnement des caris et rougailles. On le déchire avec les doigts pour saisir la viande et la sauce. La version « roti chaud » est garnie et roulée comme un sandwich – un repas complet à emporter. Les marchands ambulants le matin dans les rues de Vacoas, Beau Bassin et Port-Louis.

11. Farata

Pain feuilleté d’une finesse folle, cousin du paratha indien. Pâte étalée en couche ultrafine, pliée plusieurs fois, cuite sur plaque huilée. Doré, croustillant en surface, moelleux à l’intérieur. Se mange au petit-déjeuner avec du cari de pommes de terre ou en accompagnement de plats en sauce. Simple, addictif. Les boulangeries de Curepipe et Rose Hill dès l’aube.

Desserts et boissons

12. Napolitaine

Biscuit sablé typiquement mauricien. Deux couches de pâte – nature et teintée de confiture de fraise ou goyave – recouvertes d’un glaçage rose vif. Le nom évoque l’influence européenne, mais la recette est devenue une spécialité locale. Toutes les boulangeries de l’île. Avec un thé noir, c’est le goûter mauricien.

13. Gateau patate

Dessert créole à base de patate douce râpée, sucre, farine, vanille, noix de coco râpée et muscade. Cuit au four dans des feuilles de banane. Texture fondante, parfum délicat. Lié aux fêtes et veillées créoles. Sur les marchés de Mahébourg, Flacq et Port-Louis.

14. Alouda

Le milkshake mauricien. Lait, graines de toukmaria (basilic), sirop de rose, agar-agar, glace pilée. Onctueux, coloré, désaltérant. L’accompagnement idéal d’un dholl puri ou d’un gâteau piment. Marchands ambulants et stands au Champ de Mars à Port-Louis.

15. Daube de fruit à pain

Plat créole méconnu des visiteurs. Le fruit à pain – gros fruit tropical à chair dense – est coupé en morceaux et mijoté dans une sauce tomate avec oignons, ail, thym et piment. Parfois avec de la viande fumée ou des saucisses. Nourrissant, savoureux, plat d’hiver austral. Les tables d’hôtes du sud (Chamarel, Souillac) le proposent de temps en temps. À découvrir si l’occasion se présente.

Où manger

  • Marché central de Port-Louis: dholl puris, gâteaux piment, samoussas, mines frites, aloudas. Préparé sous vos yeux. C’est bruyant, c’est coloré, c’est là
  • Tables d’hôtes: dans les villages de l’intérieur, cuisine familiale avec produits frais et locaux. Caris, rougailles, daubes dans leur version la plus authentique
  • Chinatown (Port-Louis): bols renversés, mines frites, spécialités sino-mauriciennes à prix corrects
  • Snacks et boulangeries: dans chaque village. Faratas, rotis, napolitaines en toute simplicité
  • Fêtes et célébrations: lors des fêtes hindoues, musulmanes, chinoises ou créoles, les familles préparent des plats spéciaux qu’on peut souvent goûter

Pour le contexte culturel derrière cette cuisine, voir notre page culture et histoire. Et pour organiser votre séjour, direction la page tourisme.

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